Neon Light.

Je veux vivre.

Je suis étouffée par la perfection. Je suis étouffée par le désir. Je veux de la routine. Je veux quelque chose qui sorte de l’ordinaire. Je veux de l’ambition. Je veux revenir en arrière. Je veux vivre.

Je t’admire. Je ne te connais pas mais je sais que je t’admire et que si je te connaissais je t’admirerais encore plus. J’aime cette sensation quand je te croise, mais toi je ne sais pas si tu me vois. Si par miracle tu prenais conscience de mon existence, tu pourrais me sauver la vie, mais ça malheureusement tu l’ignores. Quand on se croise dans les couloirs j’ai l’impression de redevenir l’adolescente qui se focalisaient sur ces inconnus, discrets, mystérieux, inaccessibles, et pour des raisons obscures, monstrueusement irrésistibles. Je t’admire de me faire revivre mes années d’innocence, de faire renaître mes rêves les plus fous. Oui, c’est certain, plus tard je serai une artiste, et à mon tour des gens m’admireront en secret.

En attendant je suis comme tous les autres êtres humains, j’admire en secret toutes ces personnes qui ne sont pas faites pour moi. Mes propres désirs m’empoisonnent, ils m’empoisonnent assez pour me donner envie d’écrire. Je rêve de psychologie fantastique à la Amélie Nothomb. Si j’étais l’héroïne d’un de ces romans, tu m’aurais admiré toi aussi. Tu m’aurais admiré depuis toujours. Tu serais venu me voir et tu m’aurais dit que tu es convaincu au plus profond de toi que nous sommes faits pour nous connaître. Nous aurions vécu jusqu’à ce que nous en ayons marre, et ensuite nous aurions pu mourir.

Dans la vraie vie, à moins de forcer le destin nous ne nous connaitrons jamais. Tu ne le sais pas, mais je déteste faire le premier pas, sinon je ne serais pas une femme. Et comme toutes les femmes, je préfère tout perdre et être digne plutôt que de vivre heureuse. Et je m’efforce de faire croire le contraire au monde entier. C’est ceux qui sourient le plus qui pleurent les premiers en rentrant chez eux, car derrière chaque joie il y a dix chagrins.

Je rêve d’aimer à nouveau.

Je suis baptisée au Rouge Noir et je bois des perles. Selon les croyances populaires je devrais avoir une vie de rêve. Seulement, chaque jour je m’assassine, et dans mon silence je murmure le discours de mon enterrement. Je m’endors pour rêver de gloire, bercée par l’échec. Je n’ai plus de cœur, à force d’en lancer des morceaux à des gens qui n’en veulent pas. Chaque échec amoureux est une cicatrice. Chaque rêve est une torture. Chaque envie est une mise à mort.

Si je te souris, voudras-tu de moi? Si je te donne la main, accepteras-tu de la tenir? Je ne pense pas, car dans notre monde je n’ai rien d’exceptionnel. Je suis un produit défectueux dans l’industrie de l’intelligence, et ça fait longtemps que je n’ai plus la force de me battre pour prouver le contraire. Personne n’est assez généreux pour donner de la vie à quelqu’un en train de mourir. Personne n’est assez suicidaire pour tendre un mouchoir à quelqu’un qui pleure. Personne n’est assez fou pour relever le défi de redessiner un sourire sur mon visage.

J’aurais pu avoir un rire cristallin, et faire en sorte que les paillettes sur mes ongles brillent à l’infini. J’aurais pu danser, j’aurais pu hurler, j’aurais pu sourire. J’aurais pu être magnifique, j’aurais pu être normale. J’aurais pu être un modèle, j’aurais pu être irréprochable, j’aurais pu être charismatique. Mais je ne suis qu’une petite blonde, assise au premier rang. Et parfois, dans un excès de folie, je rêve de vivre quelque chose de nouveau.

Je ne prierai jamais assez pour que tu m’entendes.

#Love

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Voyage dans le passé.

Je déambule dans les rues de Paris en robe blanche. Tout est sombre dans cette ville où la hauteur des immeubles dévore les rayons du Soleil. Au coin d’une rue, il y a cette fillette recroquevillée sur elle-même, qui serre très fort son cartable contre elle. A travers ses larmes, on peut lire qu’à cet instant son souhait le plus cher est la transparence, elle le devient presque. Les gens marchent, personne ne s’arrête.
Boulversée par la mélancolie qui gouverne cette enfant, je m’approche et arbore un timide sourire. « Est-ce que tout va bien ? » A ses yeux je suis une étrangère, sûrement pas très différente de ceux qui l’ont faite pleurer. Elle me regarde, interdite, et prend ses jambes à son cou, pleurant de plus belle. Je l’ai laissé partir, sans rien dire. Peut-être que si je l’avais retenue par la main, je l’aurais sauvée.
Je rentre chez moi et je cours dans la salle de bain. Si vous ne le saviez pas, la première chose qu’une fille fait avant de pleurer c’est enlever sa robe. Je repense à cette fillette, j’ai la nausée. Où peut-elle bien aller seule ? Nulle part. Quand on a à peine 7 ans, on ne sait pas où l’on va. Quand on pleure à cet âge on ne demande qu’à être sauvé. Si je l’avais retenue, peut-être que ça aurait été la dernière fois de sa vie qu’elle se serait assise seule dans un coin de rue après les cours.
A 11 ans, elle ira sûrement se cacher parce que tous les autres lui feront croire qu’elle est moche et inutile. Elle pleurera encore pour se laver de sa honte. A 15 ans ce sera parce qu’elle sera humiliée par le garçon dont elle sera tombée amoureuse. Il lui fera comprendre qu’une fille comme elle n’a pas le droit d’aimer. A 17 ans, elle sera déjà épuisée par la vie, et elle tombera tellement bas qu’on lui lancera de la nourriture en pleine figure dans la cours de récréation.
Petite fille, tu ne seras jamais seule. Tu ne te souviendras jamais de cette inconnue qui t’a tendu la main, mais je penserai à toi. Quelqu’un sur Terre entend tous les cris de rébellions qui s’étouffent entre tes larmes. Ton cœur abrite une armée qui pourrait renverser le monde. L’écho de la rage de tous ces soldats résonne dans mes oreilles. Non, tu ne seras jamais seule.
A 18 ans, tu commenceras à guérir, et les gens qui autrefois t’ont fait vivre la misère reviendront vers toi. Au fond, tu n’étais pas si laide. Au fond, tu n’étais pas si inutile. Et même si parfois à 20 ans tu pleureras encore devant ton miroir, que tu te demanderas à quoi riment ce maquillage, ces perles et ces sous-vêtements noirs en dentelle que tu n’aurais jamais cru porter un jour, tu apprendras à revivre.

Ne laissez jamais fuir un enfant qui pleure.

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Sulfure.

Nos âmes s’unissent et se détériorent. Dans les bras l’un de l’autre, nous sommes à la fois sauveurs et criminels. Le temps s’envole. Je respire des bouffées de ton charisme, elles me font l’effet de ces cigarettes interdites. Je bois ton discours. Sur tes lèvres, tous les mots sont sulfure, tous les mots sont poison. Ils me percutent de façon excentrique, je vacille et je renais.
Etranglée dans ton aura, je perds le contrôle. Drogue et cyanure ne font pas bon ménage, tu le sais très bien. Et nos étreintes s’intensifient. Nous ne nous appartiendrons jamais assez. Nous transformons nos corps en objets, nous n’avons plus aucune morale. Nous ne sommes que des pions, et nous jouons dans le but de conquérir l’autre. Il n’y aura jamais de gagnant.
Alors que l’humiliation à laquelle nous nous livrons atteint son paroxysme, nous sommes sourds, muets et aveugles. L’autre n’existe plus ou alors il existe bien trop pour que nous puissions le sentir. Nos corps s’enlacent et fusionnent, nous sommes encore humains. Bien assez pour en vouloir toujours plus. Bien assez pour écrire ensemble l’allégorie du mal. Tant que ce monde existe, nous ne connaîtrons jamais de fin.
Avide de nouvelles sensations, je sens tes dents perforer mon coup. Mes cris sont étouffés par le sang. Tels deux amants qui préfèrent s’achever plutôt que de revenir, nous nous transformons en bêtes féroces. Mes artères cèdent sous tes morsures. Cette chambre pue l’hémoglobine et je n’ai plus assez de forces pour te tuer en retour.

Tu es venu en homme, tu repars en monstre sanguinaire. Tu me regardes une dernière fois, je n’ai pas de derniers mots, tu m’oublieras bien vite. Cette chambre apprendra à connaître de nombreuses victimes. J’espère qu’aucune d’entre elles n’aura une mort aussi belle que la mienne.

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Suicide.

Aujourd’hui j’ai décidé que j’en avais marre de vivre. 

Je n’ai pas trouvé meilleure introduction, on dirait bien que mon inspiration m’a précédée dans la mort. Je ne sais pas quelles sont les raisons qui me poussent à t’écrire une dernière fois, j’aurais dû partir comme je suis venu, fier, froid et intouchable. Je n’ai jamais eu de respect pour personne. Parfois, je demande si cette version n’est pas un mensonge auquel je me force de croire, si je prends le temps de t’écrire peut-être que j’ai, ne serait-ce qu’un soupçon de respect à ton égard. Tout compte fait, non, je n’en ai aucun. Le fait de t’écrire mon suicide sur un bout de papier le prouve. Tu vas sûrement te sentir impuissante face à tout ça, et j’éprouve une certaine satisfaction à l’idée de te faire pleurer. Pour une fois, je t’aurais percutée, tu prendras conscience de mon existence, ni en tant que génie, ni en tant qu’artiste possédant un talent hors du commun, mais en tant qu’être humain. Et par simple désir de vengeance, je vais te blesser autant que tu l’as fait, par ton indifférence.
Toute ma vie je l’ai passé à me noyer dans l’alcool, la drogue et toutes ces groupies qui atteignaient le septième ciel rien qu’à l’idée d’arracher ma chemise. Toutes ces choses se ressemblent, c’est bien au début, ça aide à se changer les idées. A la longue, ça devient monotone et ça ne procure plus aucun plaisir et quand on veut arrêter il est déjà trop tard, un jour on se retrouve accro et notre vie est fichue. Ce que j’aimais, c’était allumer ta cigarette en hiver quand tu étais seule dans la nuit, sur ce trottoir, sous ce réverbère et que tu luttais en silence contre le froid dans cette robe beaucoup trop courte. Il y a des instants comme ça, qui valent bien mieux que tous les délires psychédéliques et tous les plaisirs charnels.
J’ai toujours senti que tu étais différente, parce que tu n’as jamais fait attention à moi. Quand tu t’es retrouvé au bras de ce minable, j’ai eu l’impression qu’on avait donné des diamants à un porc qui n’en voyait même pas l’utilité. J’ai toujours détesté Roméo. Enfants, on se battait et on s’en tirait avec quelques égratignures, maintenant on finit le nez en sang à vomir ce qu’il reste de notre cœur sur le bord de la route. Objectivement, je sais bien que Roméo tient à toi plus que tout au monde, mais je le hais pour avoir obtenu ce que je n’aurais jamais.
J’ai agi comme un gros con durant toutes ces années. J’ai été odieux avec toutes ces femmes qui m’ont offert leur corps et parfois leur cœur. Mais je suis jeune et égoïste, que veux-tu ? Ce n’est pas toi qui a compris ce qu’étais la vie en voyant ta mère se faire tabasser par ton père. Ce jour-là j’ai compris que l’amour c’était une immense arnaque, il n’y avait rien à gagner mais tout à perdre. Quelques années plus tard, je n’ai plus jamais eu besoin de regarder la pourriture de ce monde, j’ai perdu la vue dans un accident de voiture. C’est ironique de dire ça, mais tout là-haut il y a quelqu’un qui a fait justice et qui a compris que je n’avais plus besoin de mes yeux qui m’offraient un spectacle déplorable tous les jours. Parfois je regrette de ne pas t’avoir vue après l’accident. Tout le monde dit que tu es devenue incroyablement belle et que tu fascines tous ceux qui s’approchent de toi. 
On se ressemble énormément mine de rien, on use de notre charisme pour parvenir à nos fins, la seule différence est que moi j’en ai conscience et j’en profite, en ce qui te concerne c’est malgré toi. Et c’est cette maladresse qui domine le monde qui fait de toi une femme hors du commun. Tu n’as jamais pu voir à quel point tu m’as rendu malade. Je ne compte même plus les soirs que j’ai passés seul, un verre à la main en m’imaginant que tu viendrais réaliser tous mes fantasmes. Oui, je sais je suis dégueulasse. Mais si je ne te donnais pas envie de vomir, tu serais anéantie à l’idée de me voir partir.
Je te laisse sur ces quelques mots, c’est une belle fin de mettre son âme sur un bout de papier et de la remettre entre les mains d’une femme magnifique. Cette lettre fais-en ce que bon te semble, brûle-la, déchire-la, encadre-la ou jette-la à la mer. Quoi que tu fasses, ça ne me ramènera pas à la vie. Une dernière chose, ce monde est rempli de requins, sois forte, où que j’aille, peut-être bien qu’un jour, entre deux cigarettes, je prendrais le temps de veiller sur toi.

Prends soin de toi, si tu te sens de taille à affronter la vie.

Brian.

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Le vide.

 

La lumière a un bruit sombre et cristallin. L’atmosphère est tendue, le monde pourrait s’effondrer en un battement de cil. Dans cette clairière, quelque part dans cette forêt, tes baisers ont le goût de la mort. Vides de tout, au milieu de nulle part, nous bâtissons notre perte. Mes yeux sont rivés dans les tiens. Silence. J’ai maintenant compris que l’on pouvait assassiner quelqu’un juste avec un regard. Personne ne retrouvera jamais l’arme de ton crime.
Ton étreinte est violente. Telle une poupée de porcelaine, je me brise. Tu es parvenu à tes fins. Je ne serai plus jamais belle. L’amour c’est l’apocalypse engendrée par toute la pourriture qui émerge des sentiments humains. Je suis si fière. Je suis réduite à néant dans les bras du Seigneur et du Tyran. J’ai vendu mon âme au diable à partir du moment où j’ai accepté de te suivre en ces lieux.
Les rayons du Soleil se glissent entre les feuilles et projettent sur nous un échiquier d’ombre et de lumière. La réalité me revient en pleine figure. Je gis sur le sol, couverte de sang. Je ne sais plus si je vis. Tu tournes infiniment autour de moi et tu me regardes agoniser. Je suis pitoyable, je n’ai jamais voulu être un martyr, le sacrifice c’est la noblesse des faibles. 

Cette forêt est un cimetière, ces arbres sont des tombes. Cet écosystème n’a connu que les larmes et le sang. Au milieu de cette clairière germe la vie.

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Hémorragie.

Assise à cette table, je prends part au banquet. Au menu, Rouge Noir et perles sombres. Tout est superficiel, j’ignore le goût de la nourriture. Je noie mon rire cristallin au fond de ce verre de vin blanc. La comédie paraît si réelle que j’ai presque l’impression de comprendre à quoi riment ces fausses joies mondaines. En ces lieux, la conscience trace la limite entre l’acteur et le spectateur. Le plus grand danger est de la perdre dans cette foule.
Je t’aperçois au loin. Dans ce genre de soirées, il n’y a que les retardataires qui se font remarquer. Il n’y a que ceux qui se fichent de tout qui savent se faire désirer. A cette foule, je peux lui faire croire tout ce que je veux. A toi je n’ai jamais su te mentir. Tu as toujours été de ces gens que l’on ne peut aborder convenablement que si l’on maîtrise à la perfection les règles de l’Art.
Je me lève et me dirige vers toi. Ma démarche est sûre et insolente. Les autres n’existent plus lorsque deux grands esprits entrent en collision. Nous sommes l’élite de ce monde. Mon regard dans le tien, je perds  mes mots. « Sans toi, tout est d’une violence. » On inverse les rôles, maintenant tu me souris et je dirige la conversation. Quand mon monologue touche à sa fin, tu me prends par la main et m’invite à danser.
Cette danse est le dessert que j’attendais tant, après ce festin répugnant. Lorsque tes mains passent autour de ma taille je m’arrache le cœur et le pose dans mon assiette. La porcelaine blanche disparait dans une mare d’hémoglobine. J’attends sagement que l’organe meure tandis que tu me fais valser sur ces rythmes endiablés. Nos corps fusionnent, j’ai la nausée. Je racle le sang à la petite cuillère et la porte à mes lèvres. C’est un délice, je succombe. Je veux mourir, maintenant, dans tes bras.
Ensevelie dans ton regard, je perds toutes mes bonnes manières. L’organe est à l’agonie et je l’empoigne. Je mords dans cette chaire inondée par l’hémorragie. Tu me murmures une dernière fois que tu m’aimes, c’est exquis. Tous les regards convergent vers moi. J’incarne le ridicule avec ce rouge qui dégouline sur mon menton. Je m’en contrefiche, l’emprise que tu exerces sur moi est tout ce qui m’importe. L’amour a tué la phobie, pour toi je suis en train de bouffer mon cœur.

Lorsque le banquet touchera à sa fin, entre tes doigts je ne serai plus qu’un cadavre. Fais de moi ce que bon te semble.

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Wrong memories.

J’ai laissé le diable m’étrangler dans ses baisers. Je suis restée stoïque. Je me refusais de prendre goût à ce plaisir malsain. Il y a des barrières psychologiques qu’il ne vaut mieux jamais franchir. Au-delà des limites fixées par l’interdit, on atteint un point de non-retour.
J’ai entendu dire que le sens moral n’existait plus dépassés les 180 de quotient intellectuel. Les généralités ne mentent pas, ou s’il leur arrive de mentir il faut se contraindre à leur obéir. C’est ça la fatalité. Tu m’as détruite, mon amour, tu me l’as faite vivre cette fatalité. Je garde encore son goût amer sur le palais, tu sais ? Tu as été le plus grand maître que j’ai jamais eu, grâce à toi c’est le génocide qui coule dans mes veines, tu es la raison pour laquelle le fantasme alimente le mythe.
Je suis incapable de t’en vouloir pourtant. Et cela sûrement parce que tu m’as appris l’amour. L’amour c’est l’envie de vomir qui nous réveille un samedi matin. Tu as une telle emprise sur moi, je me déteste de l’admettre. Je n’ai jamais voulu t’appartenir, j’ai lutté pour te refuser cette faveur, si tu savais, mais j’ai toujours été du côté des faibles. Et l’esprit des faibles, les gens comme toi se l’approprient et le massacrent.
Je ne vais pas te mentir, j’ai adoré cette mise à mort. Elle m’a fait connaître l’extase pendant cinq longues années. Ce n’était même pas une drogue, quand on consomme une substance psychotrope on a conscience que le sevrage sera difficile. Avec toi la conscience n’était pas là, et la chute pire que le manque physique. Je ne veux plus de ton amour, si par malheur il m’arrivait d’y retoucher, il se pourrait bien que j’y reprenne goût, et c’est ce qui me fait le plus peur.
Peut-être maintenant est-il trop tard pour te demander de m’expliquer la métaphysique. Il y a des gens pour qui je ne me serais pas refusé ce genre de questions exotiques, même des années plus tard. Mais entre nous il n’était question que d’alchimie et de charisme, et cela suffisait à nous déshabiller de notre humanité. Comment se comporter comme des personnes normales après un tel vécu ? Comment se comporter tout court ?

A nous deux nous pouvons écrire une chanson d’Arctic Monkeys. Notre chute fait de nous une œuvre d’Art. La beauté fleurit dans les champs de chaos et la vie perdrait tout son sens s’il n’y avait pas la mort. Grâce à toi, j’ai compris à quel point le diable était bon. Détruis-moi une dernière fois, dis-moi à quel point je suis magnifique. Dis-moi à quel point je suis fascinante.

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